Fleur d'un rêve
Je ne t’attendais pas en un pareil pays ;
Toi qui avais joliment serpenté déjà
Sur les terres où des fantômes se silencent,
À tue-tête tu époumonais mes désirs,
Dans tes clameurs blanches résonnaient chaudement
La beauté de ta voix, les accents de tes yeux
Qu’accueillaient tes auréoles mélancoliques
Qu’une langueur croquait à l’aurore du jour.
Halo spirituel, je ne t’attendais pas ;
Ta clarté éclaire ma nuit claire et réveille,
Une fois encore, une épiphanie d’amour,
Ô toi, la cathédrale où mes vœux reposent !
Ne viens pas me demander de quoi ces souhaits
Retournent, car ta voix si pure clocherait ;
Tu as la clairvoyance des cœurs en repos,
Sachant me lire tu lis dans mes regards mauves
Des visions brûlantes : Dans un même lit
Contre toi, sur ta peau peinte des étincelles
De plaisir ; et ton sein nu choyé par ma main ;
Et nos paroles océaniques s’inondent
Dans la foudre de nos baisers torrentiels.
Jolie fleur, tu viens te promener sur mes rêves,
Dans ce monde inviolable que nul n’habite
Si ce n’est moi-même qui la nuit le visite ;
Te voilà, bonheur suprême, rêve d’un rêve !
Tu ne dis rien, muette comme un marbre bleu ;
Ton silence fleurit mon attente et me dit :
« Rejouons tous deux ce vieux cantique oublié ! »
Mon regard dans tes yeux ; tremble tout mon amour
Qui resplendit sous tes pupilles clair-de-lune.
De ton souffle coule, murmuré, un Je t’aime.
2026
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