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Affichage des articles du avril, 2026

Le Lion en peluche

  Aux peluches de mon enfance. Il était un petit garçon de presque huit ans – sept ans et demi, je crois bien – très attaché à un lion en peluche qu’on lui avait donné lorsqu’il était encore plus petit, si doux et si mou quand il le pressait contre sa joue. Il aimait tant lui donner quelques tendres bisous sur son petit nez tout rond de lionceau. Le petit garçon était à ce point épris par sa peluche qu’il la considérait comme son frère, même plus que son frère, et il ne se voyait pas faire quelque chose sans qu’elle ne fût présente pour l’assister. Ce jouet était le fait d’un artisan qui avait fermé boutique depuis lors, un animal simplement bourré de coton, au sourire figé, assorti de minuscules petits yeux noirs, mais qu’avec ses mirettes d’enfant il savait vivants. Oh oui ! que d’aventures ils avaient vécu ensemble, inséparables ! Parfois, le père grondait son fils parce qu’il ne voulait pas du lion en peluche pour les accompagner au cours du repas, même insta...

Face à l’océan

  Sens-tu la chaleur des baisers pétris d’amour Que j’adresse à tous les vents, aux cinq océans ? N’importe qui, n’importe où. Il y a tout ce fourmillement qui s’agite, Dans cette seule et même goutte de cristal, Le sanglot de Dieu qui a donné vie au monde ; Dans nos cœurs, un peu de cette larme native. Que nos pleurs ne soient pas sur notre âme tremblante Des pluies éternelles toujours recommencées ! Mon pleur est absent comme l’eau d’un vieux désert Où le sel diluvien est un feu immense Qui couronne le sable chaud, blanc au soleil. La respiration du monde fond sur moi : C’est comme tous les vents des continents entiers, Toutes les haleines et les brises marines Me serrant et m’écrasant presque sous leur poids. Le film des hommes se met en place et s’anime, Devant de vagues yeux d’absence qui sont miens (Appel à ton impossible apparition, De quoi les réveiller enfin, eux qui t’attendent, Et ce cœur dont les chagrins ...