Fleur d'un rêve
Je ne t’attendais pas en un pareil pays ; Toi qui avais joliment serpenté déjà Sur les terres où des fantômes se silencent, À tue-tête tu époumonais mes désirs, Dans tes clameurs blanches résonnaient chaudement La beauté de ta voix, les accents de tes yeux Qu’accueillaient tes auréoles mélancoliques Qu’une langueur croquait à l’aurore du jour. Halo spirituel, je ne t’attendais pas ; Ta clarté éclaire ma nuit claire et réveille, Une fois encore, une épiphanie d’amour, Ô toi, la cathédrale où mes vœux reposent ! Ne viens pas me demander de quoi ces souhaits Retournent, car ta voix si pure clocherait ; Tu as la clairvoyance des cœurs en repos, Sachant me lire tu lis dans mes regards mauves Des visions brûlantes : Dans un même lit Contre toi, sur ta peau peinte des étincelles De plaisir ; et ton sein nu choyé par ma main ; Et nos paroles océaniques s’inondent Dans la foudre de nos baisers torrentiels. Jolie fleur, tu viens te promene...