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Affichage des articles du septembre, 2025

Deux poésies sur l'automne

  L’œil de l’automne Dans l’œil de l’automne tremble mon glas Qui s’avance vers des routes étroites Vers des chemins bancals où la poussière Est cuivrée S’allongent sur mes cils les gouttelettes roses D’un doigt rose Celui des tresses rousses des arbres Sortis du ventre de l’automne Saison des cuivres Ô saison des cuivres ! Saison des feuillages enflammés Le feu végétal Saison des chimères arborescentes Dans l’œil de l’automne tremble le glas Que la chaude saison A déposé un soir dans mon lit Sur mes draps humides Comme après l’amour Mon glas s’achève avec le vent Avec les pluies nouvelles Avec l’odeur des arbres mourants Dont l’agonie achève la mienne Le doucereux été crève dans ma poitrine S’ouvrant à la saison aux milles taches de rousseur Comme dans mon lit un froid jour d’hiver Comme dans la lande un lumineux printemps Comme dans la mer consolatrice l’été Je me jette dans les bras ressuscités de l’œil d’automne 2022 Contr...

La Maison des Muses

  Les lignes qui suivent sont les restes d’un projet de roman finalement avorté. Intitulé « La Maison des Muses », il racontait le séjour d’un certain Maxence, jeune poète français en perte d’inspiration, dans une étrange villa sur l’île de Majorque, qu’on dit habitée par les grandes muses grecques, lesquelles on vient rencontrer pour bénéficier d’un retour à la verve créatrice. On y trouvait plusieurs résidents, poètes, romanciers, peintres, sculpteurs, j’en passe, qui s’y installaient plusieurs mois, espérant retrouver l’imagination et la volonté de créer, et peut-être dialoguer quelques heures avec ces divinités mythiques. Un nouveau résident fait sa venue aujourd’hui même à la  Casa de las Musas . Je ne connais pas son nom, mais il s’agit d’un poète ; Hussein m’a dit que c’était un Français, « l’un de vos compatriotes » : ce sera le quatrième, après les peintres M. Melchior et Cyprien, après moi, l’un des deux poètes francophones avec Sylvestre – un Bruxellois. Il rempl...